Ce dimanche 30 août, l’Association a tenu sa journée annuelle d’arrachage contrôlé du myriophylle à épis, avec la participation de deux groupes de bénévoles formés la journée même par André Philippe Hébert et Denise Cloutier. Nous avons été agréablement surpris du nombre de personnes qui ont répondu à l’appel : 25 personnes. La préoccupation des membres pour cette plante envahissante est bien réelle, et elle s’est traduite en gestes concrets sur l’eau.
BON À SAVOIR
Comment reconnaître le myriophylle à épis
Ses feuilles, regroupées par verticilles de 3 à 6, sont divisées en 12 à 24 paires de folioles fines et plumeuses — environ deux fois plus que nos espèces indigènes, qui en comptent généralement moins de 12. Le myriophylle à épis flotte dès qu’on la coupe, et elle peut parcourir jusqu’à 7 kilomètres selon la littérature. Si vous en apercevez sur le lac, notez l’endroit (une photo ou des repères GPS sont idéals) et communiquez avec l’Association : chaque signalement nous aide à mieux cibler nos interventions.
Un combat mené depuis 2012
Depuis 2012, l’Association lutte activement contre le myriophylle à épis au lac Laurel. Cette année-là, un rapport de caractérisation des herbiers aquatiques avait recensé quatre sites de myriophylle, le plus important — près de 400 m² — situé dans la Baie Fandrich, précisément où se concentre encore 80 % de notre récolte aujourd’hui. Entre 2014 et 2018, nos plongeurs ont arraché 3 300 livres de plante avec l’aide de 90 bénévoles, soit une dizaine de plongeurs et 80 cueilleurs différents. La littérature scientifique prévoyait alors une repousse annuelle pouvant atteindre 1% à 5% de cette quantité; nos relevés récents confirment que nous nous situons désormais sous la moyenne de ce seuil, autour de 2 %. L’an dernier, en arpentant le lac au complet, dont les quatre sites d’origine avec le directeur de l’environnement de la municipalité de Wentworth-Nord et la représentante du CRE Laurentides, une seule tige de myriophylle avait été repérée en trois heures — un signe clair que notre contrôle annuel fonctionne.
L’Escouade #1 en formation, le matin du 30 août 2026.
Deux escouades, une même mission
Le premier groupe de dix bénévoles a été formés dès 9 h 30 à l’aide d’une courte présentation sur l’historique de la lutte au myriophylle à épis au lac Laurel et sur la méthode d’arrachage manuel par nos plongeurs avec cueilleurs employée depuis 2014. Cette méthode avait été inventée par Jean-Louis Courteau et pratiquée par Anne Létourneau et Sylvain Miller, les trois plongeurs qui ont arraché la plus grande quantité de myriophylle à épis sur quatre ans.
Les bénévoles cueilleurs en kayak ont alors pris la direction du site d’arrachage, face à la maison de notre premier plongeur, François Bérubé. La plongée s’est déroulée jusqu’à environ midi, entre 2 et 3 mètres de profondeur, dans un chapelet de gros blocs rocheux en haut-fond, le tout coordonné par Alex Marcoux.
La présentation synthèse, qui reprend l’historique du dossier et la méthode utilisée, est disponible sur demande auprès de l’Association pour les bénévoles intéressés.
En après-midi, un deuxième groupe a pris la relève, avec deux plongeurs à l’eau dans la Baie Fandrich : les binômes Caroline Hébert et son fils Félix Alarie, 12 ans. Cette année, c’est toute la famille qui est venue prêter main-forte — 10 cueilleurs pour 2 plongeurs ! — s’amusant en kayak, en canot et en planche à pagaie tout en récupérant les fragments flottants à la surface.
Escouade #1 à l’œuvre en avant-midi autour du plongeur
Cueillette en équipe : plongeurs et une bénévole en kayak qui récupère les fragments avec une puise de piscine.
En après-midi, d’autres cueilleurs sillonnent le secteur en kayak, en canot et en planche à pagaie.